
Bascule informatique à la Camif
Il y a un an, alors que le Tribunal de Commerce venait de valider notre projet de relance, nous avons décidé d’engager au plus vite la refonte des systèmes d’information de la Camif.
Il nous est paru en effet très vite et très clairement que nous ne pourrions pas nous appuyer sur l’informatique existante développée par l’ancienne société holding Camif SA : une centaine d’informaticiens alimentaient un système devenu très (trop ?) complexe, avec un parc machines et logiciels hétérogènes. L’empilement de couches successives liées aux différents canaux de vente (catalogue papier, magasins, internet) ajouté au fait que tous les informaticiens avaient été débarqués par la liquidation judiciaire de la société rendait impossible toute reprise en l’état.
Le chantier informatique a donc été notre premier gros projet dans la relance de la Camif, nécessitant des investissements très importants, et un temps généralement assez long (ce type de projet prend généralement plus d’un an).
Nous nous sommes donc dans un premier temps appuyés sur les systèmes d’informations de Matelsom, pour pouvoir rouvrir au plus vite le site internet www.camif.fr et relancer l’activité.
Nous étions néanmoins conscients que nos systèmes ne pourraient supporter très longtemps la montée en charge des flux d’activité générés par la Camif, étant donné les différences de volumes et des types de flux gérés : par rapport à l’activité de Matelsom (essentiellement tournée autour de la vente de literie où les articles sont pour la plupart gérés en stock), les flux Camif représentent beaucoup plus de petits colis et des livraisons directes fournisseurs qui nécessitent de mettre en place une traçabilité totale pour assurer un bon suivi de commandes.
Ainsi, en avril 2009, nous avons lancé le projet de changement de systèmes d’information du Groupe Matelsom, afin de nous doter d’un outil capable de traiter tous les flux d’information nécessaires aux activités internet de nos trois sites (Matelsom, Meubles.com et Camif.fr) et de nos clients.
Nous avons baptisé ce projet GAPIT : à la fois clin d’œil à Edmond Proust, le fondateur de la MAIF et de la CAMIF, dont c’était le nom de résistant pendant la seconde guerre mondiale, et en même temps pour sa signification : littéralement, il s’agissait de combler le GAP de notre IT (Technologie de l’Information en anglais) afin d’assurer une bonne gestion de notre entreprise.
Pour GAPIT, nous avons retenu GENERIX, un progiciel standard du marché, développé par l’éditeur français de logiciel.
Son adaptabilité à notre activité de commerce en ligne, sa capacité à s’interfacer avec nos fournisseurs et nos transporteurs nous ont convaincu du côté opérationnel.
Et côté cÅ“ur, la démarche d’entrepreneur de Jean-Charles Deconninck, qui a repris GENERIX en 2005 alors que la société était en faillite a bien résonné en moi. Il a réussi à transformer son entreprise en s’appuyant sur le savoir-faire des ingénieurs qui y travaillaient et en développant l’offre dédiée à l’univers du Commerce : distributeurs, industriels fournisseurs, prestataires logistiques sont ses clients. GENERIX GROUP est devenu le 1er éditeur français pour le commerce, employant environ 200 personnes en France et montrant par sa réussite que le métier n’est pas uniquement conduit par les Anglo-saxons.
Pour nous aider dans ce projet, nous avons également choisi de travailler avec l’intégrateur SOPRA, notamment basé à Niort, qui nous assiste dans notre migration informatique, de nos anciens systèmes à nos nouveaux.
Depuis un an, nous travaillons donc sans relâche, entre les équipes Camif-Matelsom, l’éditeur et l’intégrateur à bâtir un système d’information solide et pérenne qui constitue le socle du redéploiement de la Camif. L’objectif est de vous apporter un service de meilleure qualité, encore plus fiable, vous offrant notamment un suivi de vos commandes tout au long des étapes du process (de la commande au fournisseur à la livraison).
Ce week-end et la semaine prochaine, nous allons procéder à la délicate opération de la bascule de nos anciens systèmes au nouveau.
J’en appelle donc à votre indulgence quant aux inévitables bogues que nous allons rencontrer. Il est fort probable que la qualité de nos prestations soit perturbée par ces opérations. Soyez en tout cas assurés de la bonne volonté de tous nos collaborateurs pour résoudre les difficultés rencontrées au mieux et au plus vite.
Tout changement aussi important dans une organisation s’accompagne d’une période d’adaptation des équipes aux nouveaux outils. Je vous remercie donc également d’avance de votre indulgence avec nos opérateurs de prise d’appels, pour vos commandes et vos livraisons. Car eux aussi vont subir le stress du changement.
Cette migration informatique, bien que très difficile, coûteuse et mobilisant beaucoup d’énergie en interne, est une absolue nécessité pour la réussite de notre aventure. C’est donc une étape cruciale de notre redéploiement que nous allons vivre.
Je tiens à saluer et à remercier l’implication de tous nos collaborateurs tout au long du projet GAPIT qui n’a pas été simple, compte tenu du contexte de migration du siège social de Matelsom à Niort (engagement pris au Tribunal), de l’intégration de nouveaux collaborateurs à Niort (issus pour parti des anciennes équipes de la Camif), de la récente ouverture du centre d’appels chez Teleperformance à Echiré (là encore, engagement pris au Tribunal respecté), du déménagement la semaine dernière de nos locaux provisoires de Niort au magasin Camif de Chauray et de nos problèmes de connexion et de débits (et oui, Niort n’a pas encore le Très Haut Débit ;).
Enfin, je remercie tous nos clients, anciens sociétaires et nouveaux clients, de leur soutien dans notre entreprise, car au 31 mars, un an après la validation par le Tribunal de Commerce de notre projet de relance, la Camif a dépassé le cap symbolique du million d’euros de chiffre d’affaire mensuel. Grâce à vous, une centaine de personnes ont retrouvé un emploi à Niort, répartis entre les équipes du Groupe Matelsom et le centre d’appel.
Continuez et faites passer le message : la Camif repart sur internet !
Merci et bon courage à tous pour ces jours à venir.
